| | | Auteur | Message |
|---|
Invité Invité
 | Sujet: Nomadisme/sédentarité Mar 14 Aoû 2007 - 18:36 | |
| Salut à tous, sur le coup, particulièrement pascal, puisque cette question lui est destinée... Pourrais-tu approfondir un peu la notion de sédentarité et de nomadisme d'un point de vue spirituel et énergétique ? Merci, Cédric |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mar 14 Aoû 2007 - 19:32 | |
| | Cedric a écrit: | Salut à tous, sur le coup, particulièrement pascal, puisque cette question lui est destinée... Pourrais-tu approfondir un peu la notion de sédentarité et de nomadisme d'un point de vue spirituel et énergétique ? Merci, Cédric |
Nouveau "monologue d'un être imbu de sa personne", lol ... Lis "Reiki, médecine mystique du dr Usui", p. 85 et suivantes. Chapitre 6. Une approche anthropologique du Reiki.
"A moins 10.000 ans, Homo sapiens sapiens se sédentarise pour de bon et invente l‘agriculture et l‘élevage. Une révolution intervient dans l‘organisation sociale. L‘homme prédateur et la femme cueilleuse laissent place à l‘homme laboureur / moissonneur et à la femme éleveuse. Les rôles s‘inversent et avec eux les rapports masculin / féminin et leurs subtils équilibres hormonaux. La relation à la mort et à la vie, au feu et à l’eau, l‘art et les représentations du monde changent eux aussi. La majeure partie des nomades disparaît ou se retire dans des contrées peu accessibles ou isolées des grands flux migratoires: Amérique du nord, Sibérie, Himalaya, Sahara et Péninsule arabique. La religion fait son apparition chez les sédentarisés. L‘organisation sociale traditionnelle se dessine. Ce ne sont plus les forces de la Terre qu‘il s‘agit de contacter pour, comme le chaman, préparer par la transe les consciences à la chasse. Il ne s‘agit plus non plus de valoriser l‘agilité, l‘adresse et l‘écoute intuitive du souple chasseur. Le prêtre scrute désormais les étoiles du ciel pour régler les labours, les semailles et les moissons. Le guerrier, pour défendre l‘espace de la sédentarité autour du foyer, s‘exerce à l‘endurance, à la force et à la rigidité mentale. Son épée martiale devient charrue en temps de paix: il se mue en « aryen », celui qui manie l‘araire. Et pourtant, la relation à l‘environnement ne peut être rompue sans risque. Souvenir d’Homo sapiens, qui a vu Neandertal mourir de consanguinité, de dégénérescence génétique pour s‘être trop fixé ? Un outil révolutionnaire voit le jour: au-dessus du prêtre, au-dessus du guerrier, un homme sera placé à part (latin « sacer », d’où le terme de sacré) et vivra comme nomade, mais ici de manière ritualisée: c’est l’empereur. Ecoutant le sol, livré à la transe, ce nomade sacralisé, placé au cœur du groupe sédentarisé, sera chargé de transmettre à la collectivité son charisme. Superstition ? Attachement conservatoire au nomadisme ? Peur de rompre le lien des générations par un mode de vie nouveau ? Quel que soit le jugement porté, cette organisation réussit et notre espèce peut se développer en nombre et en force, en sagesse et en technicité ; bien plus rapidement qu’au cours de 500.000 années précédentes. Une ultime culture, bien que très archaïque, a conservé de nos jours le souvenir très précis des causes et des règles de l’institution impériale : celle des Boeuns du Tibet avec leur tradition de Shambala héritée de la Mésopotamie. Cette vision se communiquera à la Chine, sous le trait des mythiques « Yi », porteurs de la sagesse du « Yi-Tching », et nous verrons, dans le cadre chinois, le détail des fonctions de l’empereur. Elle s’incorporera au Bouddhisme, une doctrine nouvelle découverte par le fils d’un petit roi du nord de l’Inde et qui en reprend les thèmes principaux. De l’autre côté de l’Eurasie, dans la doctrine médiévale et selon des critères identiques, un empereur occidental sera placé au-dessus du prêtre / « pontifex » (ou magister), en fonction d‘autorité sacerdotale, et du roi / « rex », en position de pouvoir administratif et guerrier. Le fait impérial est une idée caractéristique d’Homo sapiens devenu sédentaire: le mythe du Roi Arthur en est devenu l’archétype universel en nos temps de mondialisation. Nous y reviendrons plus loin, la tradition des ascètes guérisseurs du Shugen-do, dont le siège est le Mont Kurama où Mikao Usui dit avoir eu la révélation « spontanée » du Reiki, consigne une partie des règles de la sédentarité telles que définies par nos ancêtres, mais ici dans le cadre du Bouddhisme et du Shintô. Ce lieu est d’ailleurs, selon le mythe, le pôle où fut fondé l’empire des Yamato. Le témoignage moderne de cette vision, outre la mention évangélique des rois-mages venus de l‘Orient, est une expérience occultiste menée en Amérique avant la seconde guerre mondiale dans les milieux d’inspiration maçonnique qui coiffent la haute finance transnationale : « En 1934, avec l’autorisation de Roosevelt (le président américain), (le ministre de l’Agriculture John) Wallace envoya (…) officiellement une expédition en Asie centrale pour (…) rechercher Shambala (…) entrer en contact avec les Maîtres du monde et (…) déchiffrer les prophéties de la venue du Nouvel Age (…) Pendant ce temps, Shangri-la (déformation occidentale du terme) était devenu, particulièrement aux Etats-Unis, synonyme de havre de paix et de paradis terrestre (…) Durant sa présidence, Franklin Roosevelt fit construire sur les collines du Maryland une résidence de campagne qu’il dénomma Shangri-la et ce ne fut qu’après sa mort qu’elle changea de nom et devint Camp David, sa dénomination actuelle. Comme le remarque E. Bern-Baum, ce fut de ce Shangri-la que Roosevelt annonça les raids atomiques sur le Japon, dirigés par le Général James Doolittle ; le symbole de la paix spirituelle devint le lieu où se préparèrent les massacres atomiques (…) J’y vois la perversion profonde qui renverse, ou plutôt inverse toutes les valeurs spirituelles en cette fin de cycle3 ». Les effets pathogènes présumés de la sédentarité, auxquels Homo sapiens a entendu répondre par l’institution impériale, ont été étudiés scientifiquement depuis quelques décennies où l’on évoque de plus en plus les « maladies de civilisation », à propos du stress, avec une volonté de psychiatriser les crimes et délits. L’étude comportementale des prisonniers a montré, en effet, que le fait de se sédentariser en un endroit tend à exacerber les états psychologiques4. Des expériences scientifiques ont mis en évidence que le passage à l’acte, symbolique ou réel, produit des réactions mentales et émotionnelles (des états psychologiques exacerbés dans de telles conditions de vie) ayant un impact considérable sur notre santé. Par exemple, tout contexte social moral mis à part, si donner libre cours à une émotion fait baisser temporairement une tension accumulée, les implications cérébrales et endocriniennes ont été démontrées comme incroyablement plus complexes que cette solution naturelle. Le plaisir ressenti lors du passage à l’acte s’explique par la production d’une hormone: la dopamine. Plaisir après plaisir, un circuit neuronal se met en place dans le cerveau et, au final, l’habitude de stimuler ce schéma ne produira plus de dopamine, avec ses effets euphorisants, mais une autre substance chimique : les glutamates (celles-là mêmes que l’industrie agro-alimentaire ajoute à ses productions pour nous en rendre « accros »). L’absence de production momentanée de glutamates déclenche un processus d’élimination par le corps … que la conscience mentale va interpréter comme un manque. Pour se débarrasser du mal être engendré par ce manque, le sujet n’aura de choix que de reproduire le schéma mental, différant l’élimination du glutamate, ou de tomber malade (crise de manque avec les symptômes afférents). A défaut et de répétition en répétition, l’équilibre chimique du cerveau se bouleverse et le système hormonal bascule dans le désordre, déstructurant le vécu du sujet. Les habitudes émotionnelles et mentales sont donc une drogue puissante ; elles influent sur la santé et les représentations du réel. Rappelons que Mikao Usui affirmait et dès 1924 : « Si notre façon de penser est saine et conforme à la vérité, le corps conserve naturellement sa bonne forme5 ». La sédentarité et les habitudes qu’elle engendre induisent des réactions orgnaiques et psychologiques clairement pathologiques. C’est à ce titre qu’elles devaient être encadrées, comme Homo Sapiens en eut l’intuition il y a au moins 10.000 ans. Le Huang Di Nei Jing, fondement scriptural de la médecine chinoise compilé au 3ème siècle avant l'ère chrétienne, fait allusion à cette problématique. Fidèle au mode littéraire antique du dialogue, il met en scène l’empereur Huang Di et son médecin, Tchi-Bo. Au chapitre 13, le « Wang » demande à son « Wu-Yi » : « Il est dit que les Anciens bannissaient les maladies par des invocations permettant de déplacer les essences neurales et de transformer les souffles internes. Pourquoi doit-on de nos jours recourir à une pharmacopée contre les troubles organiques et aux aiguilles contre les maladies exodermes, et ce souvent sans le moindre résultat clinique ? Tchi-Bo répond : « Nos ancêtres avaient une vie comparable à celle des animaux migrateurs. Ils se protégeaient des rigueurs hivernales et des chaleurs torrides par une vie nomade. Ils n'avaient pas d'obligations inhérentes à celles qu'imposent nos demeures, ni aucune charge sociale pesante. A cette époque, les perversions n'avaient que peu d'emprise sur eux ; médicaments et acuponcture étaient peu utiles. Par de simples invocations rituelles, le médecin remettait en mouvement les essences neurales (ndt. Chenn au crâne comme essence spirituelle, Tchi au cœur comme essence de l'âme, Jing au ventre comme essence sexuelle/corporelle) pour produire la guérison. A présent, les soucis domestiques assombrissent la vie privée et le travail endommage le corps. L'exposition inconsidérée aux intempéries affaiblit du matin au soir le système immunitaire. Les souffles viciés de l'environnement influencent négativement jusqu'aux intestins et à la moelle des os, non sans avoir au préalable lésé les orifices sensoriels et la peau. De la sorte, la moindre maladie se trouve aggravée et est susceptible de conduire à la mort6 ». Les collectivités humaines de l’hémisphère Nord peuvent en conséquence être légitimement scindées en deux groupes, selon qu’elles ont recours ou non à l’idée impériale: les nomades et les sédentaires. L’histoire des religions, une des sections de l’anthropologie, va plus loin et met en valeur trois constantes communes à ces deux systèmes: le ciel, le sol et un élément de médiation (médiations intérieure par le chaman et extérieure par le chasseur dans le premier groupe / par l’empereur dans le second groupe humain). Ramenée à l’homme, trois parties sont en question: la tête, le cœur et le sexe. Il ressort des observations anthropologiques que les relations respectives des nomades et des sédentaires avec cette triade se présentent comme universellement inversées ..."
Dernière édition par le Mar 14 Aoû 2007 - 19:38, édité 1 fois |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mar 14 Aoû 2007 - 19:35 | |
| Le principe central de médiation y est analysé identiquement au travers de cinq principes. Pour les nomades des tribus samoyèdes de la Sibérie7, ce sont les constantes Espace, Air, Feu, Eau et Terre, que nous retrouverons dans le Tantrisme entre ciel et terre. Pour les sédentaires de la civilisation chinoise, ce sont les éléments Feu, Métal, Terre, Eau et Bois. Chaque pentagramme est influencé par deux types de mouvements. En Chine, la mutation ordonnée des éléments est le cycle d’engendrement, décrit comme anabolisant. La mutation désordonnée en est le cycle de pouvoir, catabolique. Ces deux opposés engendrent un droit du sol pour l’homme: avec obligations et droits. Chez les Samoyèdes, identiquement, deux cycles s’opposent pour produire le pur et l’impur ; ouvrant une loi liée au sang et un statut transmis par les femmes. Cette idée se trouve dans d’autres formes de nomadisme régulier comme chez les Amérindiens du nord et les Sémites de la diaspora. Dans chacun des systèmes, les interactions des éléments sont envisagées selon un second ternaire en rapport avec la triade ciel/sol/médiateur originelle : 1 – l’externe ou macrocosmique est basé sur des principes astronomiques étonnamment contemporains et des considérations astrologiques liées aux augures ; 2 – l’interne ou microcosmique est basé sur l’anatomie subtile du corps avec des considérations, énigmatiques pour le non-initié, sur le jeu de trois essences subtiles ; 3 – l’alternatif ou méditatif est basé sur l’étude des liens entre d’une part le macrocosme et son ensemble de planètes et d’étoiles, et d’autre part, l‘interne avec ses dimensions subtiles. Ce domaine alternatif, approché par la transe dans le nomadisme et tenu caché dans la sédentarité (d’où les termes d’occultisme et d’ésotérisme), est au cœur des rites sociaux d’initiation. Lao Tseu décrit la condition du nomade en ces termes: « Que le sur-homme ne se préoccupe pas de l’avis des hommes, qu’il suive sa propre voie personnelle car personne ne peut lui nuire, le destin disposant seul de lui8 ». En effet, l’initiation a, dans le nomadisme, objet de ritualiser les passages temporels importants de la vie: émancipation de la mère, entrée dans l’âge adulte avec rite de fonction et purification de la faute du père, mariage et mort. Pour la sédentarité, Jean Fabre, un clinicien en acuponcture, envisage le statut du sédentaire au sein de son espace de manière logiquement opposée : « L’empereur avait une fonction de médiateur qu’en réalité tous les hommes remplissaient en sa personne9 » et cite en appui les propos de Michel Granet, un célèbre orientaliste français : « Le palais de l’Empereur est un microcosme où l’art des architectes, en représentant en des réductions magnifiques la Voie Lactée et le Pont triomphal qui la traverse, a mis à la portée du maître du monde l’énergie céleste dont il doit être imprégné10 ». L’initiation a donc, dans ce contexte sédentaire, pour objet de ritualiser dans l’espace le rapport des hommes à l’empereur et, par voie de projection dans le microcosme humain, celui du corps tout entier au point sacré du nombril. On retrouve cette préoccupation dans le mythe nippon du « Hara » … et la symbolique de l’initiation au Reiki. Nous y reviendrons par ailleurs. Au cœur de la tradition taoïste, nous le verrons, l’acuponcture a rendu tabou un ensemble de canaux subtils: les huit « allodromies ». Bien que les traités s’étendent longuement sur la circulation du souffle interne, le Tchi, dans le système duodénaire des douze péridromies et insistent sur les cycles des éléments, ils demeurent tous unanimement laconiques quant au système octogonaire des huit allodromies. Il est vrai que cet octogone est en rapport avec l’architecture même du Palais impérial en huit cases, le Ming-Tang et les huit trigrammes de base du Yi-Tching. Le sujet relève de l’interdit, tout comme la Cité … interdite, et de l’hermétisme. Dans l’organisation nomade, ce sont au contraire les douze péridromies avec leurs points de commande qui semblent à la base de la division de la collectivité en douze clans, affublés de tabous à portée hygiénique11. Cette figure pourrait être évidemment en rapport avec le bestiaire céleste des douze zodiacaux, tel que nous l’avons reçu des Mésopotamiens, et les religions de panthéons comme celles des Celtes et de leurs continuateurs anachroniques grecs et latins. Les conséquences des deux systèmes s’articulent à l’infini et parfois jusqu’à l’aberration. Par exemple, la sacralisation de l’espace chez le sédentaire engendre une xénophobie certaine et des sanctions individuelles allant de l’ostracisme au bouc émissaire. Une certaine valorisation de l’unicité dans la figure de l’empereur y semble précurseur du monothéisme religieux, le bestiaire céleste étant occulté à son profit. Chez le nomade, au contraire, le temps est compté et légitime en conséquence le dépouillement des faibles au profit des forts, plus utiles au clan. Des pratiques de cannibalisme envisagent ainsi de se saisir cruellement du « temps de vie d’autrui » ; donc de son expérience et de la force qu’elle suscite. De là, le culte rendu à tel astre donc telle lumière céleste introduira l’idée du « dieu personnel » protecteur (latin « deus ») et de divinités hostiles, naturelles ou surnaturelles, qu’il s’agit d’apaiser ou tout moins de ne pas déranger. Rappelons que le radical indo-européen « dei », briller a donné la racine « dei-wo », la lumière céleste puis le latin « divus », dont nous avons fait par glissement le mot dieu et enfin l’idée monothéiste. En effet, si Homo Sapiens a vécu les luminaires célestes comme des « dieux » guidant sa destinée, sa sédentarisation l’a conduit peu à peu à conceptualiser un dieu unique providentiel, tour à tour punitif ou aimant. Le cas du Catholicisme est trop aberrant pour ne pas entrer validement en considération ici ; mais l’Islam est un récapitulatif très net de la condition de nomades se sédentarisant autour d’un pôle géographique sous la conduite d’un médiateur. Le symbole de la révélation de la récitation (Coran) par une figure lunaire est évident de la nature solaire du Prophète Mahomet, L.P.S.L. et justifie la grande prière du « vendredi », jour de la planète Vénus. Dans le cadre anthropologique nippon, c’est le kami Mao-Son, émanation lui aussi de la brillance civilisatrice de Vénus, qui marque l’ombilic du monde. Cette descente intervient, selon le mythe, sur le même Mont Kurama où Mikao Usui eut sa révélation du Reiki. A cette lumière, le Reiki, en tant que processus initiatique, relève éminemment de préoccupations de sédentaires sortis d’une période de xénophobie (l’ère Edo, de 1603-1868) et qui se trouvent confrontés à des influences étrangères, à une autre religion et à de nouvelles techniques. Rappelons que Chujiro Hayashi, un des continuateurs de Mikao Usui et le principal agent de la propagation du Reiki en Occident, était chrétien méthodiste. Quant à Mikao Usui, en écho au « choc des civilisations » de son temps, il écrit : « C’est vers cette époque, à l’âge de seize ans (1881), que j’aperçus pour la première fois un moteur. Je fus ému jusqu’aux larmes par la symétrie, la perfection, l’élégance, la beauté et le fonctionnement de cet objet. C’est juste après cet événement qu’il y eut un afflux de barbares (japonais, « gaijin », ceux du dehors) venus de l’Ouest … de 1881 à 1892, de 16 ans à 27 ans, j'avais rejeté ma foi et je m'étais mis en quête du savoir concernant le Dieu monothéiste (de la Bible), ou tout du moins les découvertes scientifiques que les barbares amenaient dans notre empire12 ». La réaction de Mikao Usui fut très nettement identitaire ; après une expérience de mort imminente où il dit avoir eu la vision d‘une divinité de lumière du Bouddhisme Shingon et la découverte d‘un manuscrit thérapeutique de la même tradition. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mar 14 Aoû 2007 - 19:36 | |
| Il écrit : « Après avoir lu (le texte bouddhique de guérison contenu dans le coffre trouvé par lui chez un bouquiniste), mon esprit était tellement enflammé, que j'ai envoyé un émissaire à travers la Chine et le Tibet pour voir si un texte complémentaire existait13 ». Convaincu par son expérience mortelle des effets nocifs des influences barbares et enflammé par sa découverte des lumières du Bouddhisme, Mikao Usui retourne aux fondements de la civilisation orientale. Il tourne définitivement le dos aux sirènes de la culture occidentale. Cette métanoia pourrait lui avoir été inspiré d‘une initiation propre aux empereurs et apparue sous Daigo (896-930): le « Reikiki» ou « Reiki-kanjo», un rituel mêlant métaphysique bouddhique venue de l’Inde védique et culte shintô des kamis, les esprits de la nature. Trop de similitudes sémiotiques, de conceptions et de pratiques sont communes au Reiki, que nous connaissons, et au Reikiki impérial. Nous le verrons plus loin. Le Reiki-kanjo s‘articule, entre autre, par le passage sous trois torii, des portiques shintô, et on sait que Mikao Usui a construit, en 1923 et avec ses deux frères, de tels édifices pour accéder à l‘autel cultuel de ses ancêtres à Yamagata-gun Miyama-cho Tania, son lieu de naissance. Cet aspect est important si l’on a en mémoire la phrase suivante du Docteur : « C’est une vieille coutume d’enseigner à ses descendants de tout faire pour conserver sa famille en bonne santé. Spécialement dans nos sociétés modernes, dans lesquelles nous sommes amenés à vivre avec tous, et avec la souhait de partager le bonheur de vivre ensemble et de prospérer dans le respect mutuel. Aussi, j’ai demandé à ma famille de ne pas garder cette méthode pour elle seule ; comme c’est normalement le cas au Japon où les secrets se transmettent seulement au sein du clan14 ». Pour Mikao Usui, le Reiki est son œuvre, le fruit de sa survie, son moyen de passer du système féodal à la modernité sans risquer d’en périr. Le Reiki est la voie qu’il traça à partir de la lumière de sa N.D.E., de la vérité des textes ésotériques bouddhiques et de son expérience de vie. Cette préoccupation est d’évidence même dans le Japon meijiste en pleine mutation. Dans le cas personnel de Mikao Usui, est-elle l‘objet de la crise existentielle qui le tenailla sa vie durant, le menant d‘échec en échec, et qui ne s‘évanouit que sous l‘effet de sa découverte providentielle du Reiki à Kurama-yama ? Le fait qu‘il choisit Hiroshima pour mourir pourrait être une réaction de type prophétique ; ce mécanisme résultant de la nomadisation provoquée par les soins. Les thèmes se chevauchent et s‘éclairent mutuellement, ouvrant des perspectives sans fin. L‘effet possible du Reiki pourrait être une libération des influences nocives accumulées dans les huit méridiens curieux, selon le cadre du système impérial de collectivité sédentarisée et sa vision de l’homme subtil utilisée en acuponcture, avec leurs soixante-six points servant d‘émonctoires aux tensions nerveuses. Ces influences sont réputées devenir envahissantes, lorsque l‘activité rituelle n‘est plus effectuée correctement par les détenteurs de l‘autorité spirituelle. Un moyen de les exorciser, de les faire sortir et avec elles d’apaiser les tensions psychiques, doit être trouvé individuellement. L‘initiation des sédentaires vise universellement à un tel effet de dégagement pour revenir au charisme cosmique, ou tout du moins à celui fondateur de leur civilisation. On retrouverait cette nécessité de vider les émonctoires et cette symbolique du chiffre 66 dans la tradition apocalyptique chrétienne et particulièrement la phrase évangélique suivante, invoquée en appui de l’affirmation de la valeur Reiki lors de son introduction en Amérique par Hawayo Takata, élève de Chujiro Hayashi ; Mikao Usui étant alors présenté comme un docteur en théologie de l‘Université protestante de Doshisha (ce qui est faux, nous en avons la preuve) : « Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: par mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront en langues ; ils prendront des serpents dans leurs mains ; et, s'ils boivent quelques poisons mortels, il en éprouveront aucun mal ; ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris ». Il est vrai que, dans le contexte de la chute de la civilisation davidienne, le Christianisme fondé par Jésus, un lointain descendant de l’empereur David, présente quelques similitudes avec le Reiki: délocalisation de l’influence spirituelle du Temple, à l’origine de la sédentarité, vers les nations étrangères ; universalisation du message ; purification baptismale ; imposition des mains, à des fins de guérison et de transmission initiatique ; prière sacerdotale. Les symboles pratiqués dans le Reiki sont, d’un point de vue extérieur, une sorte de prière. Agissent-ils sur les circuits neuroniques du cortex, comme postulé plus haut par la science ? Nous verrons plus loin que, dans le cadre de la science impériale véhiculée par le Bouddhisme, ils correspondent aux cinq voyelles (O, A, U, I, E) de l’alphabet d’une mythique « langue des étoiles » et à cinq grands mouvements dans l‘espace: circulaire, intérieur, extérieur, haut et bas. Cette logique de vibration sonore venue du cosmos et de circulation dans l‘espace sacré de notre corps semble bien la préoccupation de sédentaires de retrouver un certain charisme ; ou tout du moins de « prendre l’air », serions-nous tenté d’écrire. Cette pratique pourrait constituer un mode individuel de réponse à l‘absence de rite social extérieur collectif, dans le but de neutraliser les effets pathogènes de la sédentarité aux niveaux cérébral et nerveux. L’orientation intellectuelle de la civilisation romaine, lors de l’introduction du Christianisme et plus généralement celle des autres influences barbares, est d’ailleurs assez identique au climat social de l’époque Meiji. Dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, les Romains se figuraient la réalité comme un tissage ; d’où terme même d’ordre, tiré de cet art, désignant l’objectif de la civilisation de tisser un lien artificiel, policé, entre les individus. Sous cette trame religieuse commune au Shintô et à la Romanité, la licence permettait, lors d’un banquet entre gens de qualité, de se laisser aller aux penchants naturels ; sans pour autant tomber dans l’impolitesse ou l’illicite. Or, le banquet entre aristocrates consistait, avec une teinte indéniable d’érotisme, en une offrande de boisson et d’aliment aux dieux ; et principalement à Bacchus (Dionysos chez les Grecs), dieu du vin, de la végétation, de la danse ainsi que des plaisirs de la vie. Nommé aussi Liber, d‘où le terme même de libation, ce dieu était réputé délivrer la conscience de tout souci ; tout comme l‘initiation à laquelle le thème antique des bacchanales et autres agapes15 est, encore de nos jours, immanquablement associé. Le banquet se distinguait alors grandement des assemblées de foules veules et vulgaires adonnées à la beuverie et au carnage ; pratiques menant à la pornographie et vues comme vecteur de désordre et de maladies16. Ce qui ne peut être nié, au moins d’un point de vue strictement médical et sans tomber dans un moralisme étroit. En effet, l’abus d’alcool, l’excès de viande et le dérèglement sexuel exercent des effets, établis scientifiquement comme néfastes, sur le corps et la conscience. Est-il utile de l’indiquer ? A cette lumière, le Reiki obéirait-il à une même quête que le banquet de soulager temporairement des exigences de la sédentarité ; soulagement produit par une conscience naturelle, et non plus policée, normalement celle du nomade en synergie avec la circulation de l’astre solaire dans ses portes zodiacales17 et alors que le sédentaire se règle, lui, sur la Lune ? Les faits que le Reiki ait été présenté tout d’abord par Mikao Usui comme un secret ancestral de son clan, donc en rapport avec l’astre nocturne selon le culte afférent, et que sa pratique fut ensuite, et surtout au Japon, le privilège de la haute société et de la cour impériale ne sont pas étrangers à cette donne anthropologique et trouveraient ici une justification logique. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mar 14 Aoû 2007 - 19:37 | |
| Notes. 1. et 2. Source : http://www.reiki-dharma.com/instructions_usui.html 3. Jean Marqués-Rivière, « Kalaçakra, initiation tantrique du Dalaï Lama », Robert Laffont, Paris, 1985, p.73. 4. Source : Dolf Zillmann, « Mental control of angry aggression », in. D. Wegner et P. Pennebaker, « Handbook of Mental Control », Englewood Cliffs, Pentrice Hall, 1993. 5. Source : http://www.reiki-dharma.com/instructions_usui.html 6. Source : http://www.reiki-dharma.com/fonctionnement_reiki.html 7. Source : thèse de doctorant, à la référence 96PA100056, soutenue en 1996 à l‘Université Paris-X dont l’auteur est Jean-Luc Lambert, sous le titre « Relations ougro-samoyèdes entre chamanisme, chasse et alliance ». 8., 9. et 10. Citations de Jean Fabre, « Les repères de l’empereur Jaune, fondements de l’acuponcture et clefs taoïstes de la connaissance », Pardès, 1984. 11. Source: Chef Sweept Deerth, « Les douze roues de médecine », manuscrit amérindien inédit. 12. et 13. Source : http://www.reiki-dharma.com/ecrits_inedits.html 14. Source : http://www.reiki-dharma.com/instructions_usui.html 15. Sont utiles, à propos du Reiki, quelques précisions sur le sens du mot « aggape », utilisé également par la franc-maçonnerie pour désigner les prises en commun de nourriture après ses rites, et l’activité humaine qu’il désigne traditionnellement : « Les anciens grecs avaient trois mots pour désigner l'amour: « eros », « philia » et « agapè ». Eros, c'est le désir sensible de tout objet digne d'attachement ; la beauté, par exemple. La philia, c'est l'amour désintéressé qui prend soin de l'homme, de l'ami, de la patrie ; en qui la volonté et la noblesse de coeur ont maîtrisé les passions humaines. Le dictionnaire grec donne les sens suivants au mot agapè: 1 - accueillir avec amitié, traiter amicalement ; 2 - se contenter de, être satisfait de ; 3 - aimer, chérir. Parmi les mots de même souche, « agapètikos », tendre, affectueux ; « agapèteos », qui mérite d'être aimé ou désiré ; « agapèsis », affection, tendresse. Les premiers traducteurs de la Bible, de l'hébreu au grec, ont eu un choix difficile à faire pour traduire les mots hébreux « ahabah » et « hesed » désignant l'amour. Le mot ahabah désigne toutes les formes d'amour ; le contexte seul se chargeant de les préciser. Le mot hesed est une notion plus complexe, dont la fidélité et l'attachement constituent les éléments fondamentaux. C'est ce que l'on attend de tout membre d'une communauté vis-à-vis d'un autre. Parce que le mot eros avait une connotation charnelle et parce que la philia était un amour seulement humain, les traducteurs ont choisi le mot agapè. Ce mot prit une très grande importance dans le Nouveau Testament. Il fut traduit en latin par caritas, d'où vient notre mot charité. Dans la tradition juive, à laquelle il a été intégré, il fait référence à trois choses: aux banquets sacrés, aux offrandes rituelles et aux multiples obligations en faveur des pauvres. Quand les premiers chrétiens se rassemblaient pour commémorer la Dernière Scène, ils appelaient cette fête agapè ». Source : L'Encyclopédie de L'Agora, http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Agape 16. Informations recueillies sur France-Culture le 26 février 2005, émission de Jean-Noël Jeanneney « Concordance des temps », thème: « Maintenir l'ordre à Rome ». Ci-dessous, présentation de l‘émission sur le site Internet de Radio-France, (adresse: http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/index.php ?emission_id=  : « Le concept d'ordre public et la notion de sécurité sont très présentes dans nos sociétés contemporaines, s‘appliquant à des domaines de plus en plus étendus. L’ordre public est particulièrement invoqué dans le contexte de règles de droit impératives: ainsi le Code Civil français, en son article 6, précise que « on ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l‘ordre public et les bonnes mœurs ». A l‘époque romaine, s‘il ne reçoit pas de contenu exhaustif et définitif, l'ordre public n'en reste pas moins une préoccupation essentielle des autorités. La « disciplina » qui modèle le comportement social n'est pas imposée d'en haut, mais elle est l'apprentissage et la reconnaissance de codes, l'intégration de normes. Aux rares images du désordre, s'opposent les représentations numismatiques de la « Securitas », tenant un sceptre dans la main droite, le coude gauche appuyé sur une colonne, bien stable. L'art politique se définit alors comme la capacité à prévenir et à contenir le désordre dans la cité: « faire toujours régner entre ses concitoyens la concorde et une mutuelle amitié, faire disparaître les querelles, les discordes et toute espèce d'inimitié » constitue, pour Plutarque, le but ultime de l'action politique. En compagnie d’Hélène Ménard, Jean-Noël Jeanneney se penchera entre concordance et discordance sur le maintien de l’ordre dans l’Antiquité romaine ». Hélène Ménard est agrégée et docteur en histoire. Elle enseigne l’antiquité romaine à l’Université Paris-IV Sorbonne et a publié l‘ouvrage « Maintenir l'ordre à Rome (IIe-IVe siècles ap. J.-C.) », éd. Champ Vallon, Paris, 2004. La présentation du livre par l‘éditeur éclaire nos propos sur le Reiki : « La sombre image des prétoriens réprimant brutalement toute velléité d’opposition à leurs maîtres, les empereurs romains, traverse la littérature comme le cinéma. Ce n’est pourtant qu’une version romancée du maintien de l’ordre dans Rome, la Ville des Césars. Le contrôle de l’Urbs, une mégapole millionnaire, représente un enjeu politique majeur. Les rapports entre le prince et le peuple occupent une place importante dans les sources antiques. En proposant une nouvelle lecture, l’auteur met en lumière diverses formes de manifestations et de violences collectives: insolences de la foule lors des jeux du cirque, émeutes, mais aussi lynchages et incendies. Comment le pouvoir tente-t-il alors de maîtriser ces agitations et ces désordres et, en cas d’échec, d’en limiter les effets ? Les mutations du pouvoir impérial, les transformations de l’empire aux IIIe et IVe siècles ont-elles des conséquences perceptibles sur les liens entre l’empereur et le peuple de Rome ? Victimes de violences sporadiques, les chrétiens comptent aussi parmi les perturbateurs de l’ordre impérial. Au IIIe siècle, ils subissent une répression organisée. Avec l’arrivée au pouvoir de Constantin, premier empereur converti au Christianisme, l’« empire chrétien » se met en place. La perception de l’ordre public, la « discipline romaine » elle-même, s’en trouvent-elles transformées ? Cette enquête, qui multiplie les indices et les témoignages, au plus près des documents originaux, restitue l’univers complexe – et toujours d’actualité – de l’ordre et du désordre, au cœur même de l’empire romain ». Quant aux conceptions modernes de la sécurité collective et du banquet privé, poussés parfois jusqu’à l’aberration entre fascisme puritain et dépravation contre-initiatique outre Atlantique, l’œuvre de Stanley Kubrick rendrait ce corollaire de « 2001, Odyssée de l’espace » et « Artificial Intelligence », centrés sur des interrogations se voulant du domaine de l’ésotérisme, à son film testamentaire « Eyes wild shut », d‘après la nouvelle de Schnitzler « Rien qu‘un rêve », où le réalisateur met en scène les pratiques des groupes occultistes américains dont il aurait été lui-même membre, envers inquiétant du pouvoir économique et politique. 17. Treize de nos jours et non douze, selon l’astrologie sidérale et non plus mésopotamienne. Ce qui tendrait à indiquer que l’astrologie telle qu’elle est pratiquée de nos jours, quand elle n’est pas encombrée de conceptions psychanalytiques et traditionnelles hétérodoxes ou autres subjectivités, est fondée sur une base anachronique ; donc qu’elle est abérante. Une des conséquences de ce changement dans la ronde des astres, dont on sait qu’ils émettent des ondes radio-électriques de la même longueur que celles du cerveau humain, qui les reçoit donc et s’en trouve ainsi influencé par synthonie, serait-elle que l’époque des empires et des nomadismes est désormais définitivement révolue et que tout ce qui en subsiste est devenu pathogène ? C’est là une opinion logique et la preuve évidente s’en trouve dans l’état actuel du monde de son point de vue social et de ses croyances religieuses. L’humanité vit une période nouvelle de son histoire, dans des conditions astrales et environnementales inédites … occultées pour le moment par le poids des habitudes et des philosophies du passé (le « quod superstat » ou superstition) et les conséquences de la pollution industrielle (chimique, nucléaire et électromagnétique). Quelle que soit la source d’inspiration (bourgeoisie commerçante, franc-maçonnerie luciférianiste, haute-finance anglo-saxonne conspirationniste et autre thèse plus ou moins farfelue) des pouvoirs modernes, ils ne pourront faire l’économie d’un ajustement avec les conditions spatio-temporelles présentes. Et plus résistance il y aura ; et plus cet ajustement se fera avec force, selon le principe bien connu d’accumulation suivie de décharge. Selon diverses sources scientifiques comme le Dr Delgado ou encore le Dr Robert Becker, on aurait réussi à démontrer que des ondes de types ELF, identiques à celles utilisées par le système USaméricain nommé Haarp (http://www.haarp.alaska.edu/) et inspiré des découvertes de Nicola Tesla (http://www.earthpulse.com/src/prod uct.asp?productid=39), couplées avec l'emploi de courant alternatif, généreraient des fréquences « où la plupart des fonctions cérébrales profondes de l'être humain peuvent être manipulées de l'extérieur avec des résultats très tangibles ». Certaines ondes peuvent provoquer l'apparition dans le cerveau de substances neurochimiques qui génèrent, nous explique le Dr Begich, « un vaste arsenal de réponses et de comportements émotionnels ou intellectuels tels que des sentiments de peur, de dépression, de désir sexuel, etc ». Haarp, par ailleurs le seul système de communication utilisable en cas de conflit thermonucléaire global, pourrait en effet permettre de faire écran entre les informations naturelles venues de l’environnement cosmique et notre cerveau, pour induire des états mentaux privilégiés et même modifier les climats dans le sens désiré par ses manipulateurs (http://conspiration.ca /livres/anges_jouent_pas_haarp.html et http://leweb2zero.tv/multipod/alfred_6745 302784ea015). Cette possibilité éclaire t-il le peu de cas des gouvernants USaméricains pour les questions environnementales, ceux-ci étant persuadés d’avoir la maîtrise climatique grâce à cette technologie (voir « LES ARCHIVES OUBLIEES, magazine n°4 : Haarp, des trous dans le ciel : arme climatique ou contrôle de la pensée ? », lien ci-dessus). Le néo-fascisme anglosaxon contemporain n’est-il pas une suite folle des idées de la tradition judéochrétienne, comme le pressentait Dess Griffin dans son ouvrage « Le 4ème Reich des riches », publié dans les années 1970 ? Quelle que soit la camisole posée par les sociopathes et les réactionnaires, occultes et officiels, le processus cosmologique peut-il être ignoré longtemps par l’homme ? L’histoire nous enseigne cette impossibilité absolue … sur le long terme, notamment sous la forme du mythe de l’Atlantide évoqué par Platon ou encore de la légende biblique de la tour de Babel. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mer 15 Aoû 2007 - 10:42 | |
| Addentum tiré de "Reiki et Bouddhisme" Tome 1.
« Autrefois, exposant les vérités doctrinales telles qu'elles sont et sans aucune vulgarisation, on risquait d'être parfois mal compris, maintenant, on risque seulement de n'être plus compris du tout » (René Guénon).
"On sait que lorsque l’homme se sédentarise, son premier né est affecté de particularités sur son souffle de vie, engendrées par les dépôts des tensions nerveuses dans les plexus du père et de la mère. Ces particularités (monstrueuses) impliquent la mise à mort de l’enfant chez les nomades. On a la trace de la compréhension de ce processus dans le mythe d’Abraham, un vieillard tenu de sacrifier son fils aîné Isaac, et plus généralement dans l’interdiction de consommer « les raisins verts ». Dans la société impériale, où justement les effets pathogènes de la sédentarité sont annihilés, c’est donc l’aîné, au contraire, qui a tous les droits (et devoirs). Or, en sacrifiant son fils aîné (le Christ), le dieu monothèiste marque le retour au nomadisme et la fin de la civilisation davidienne : c’est le temps de la diaspora pour la collectivité déchue (l’alliance est rompue) et le temps de « l’esprit saint » pour les « sauvés ». De ces élus, Jésus enseigne à Nicodème, un prêtre venu l’interroger sur le sens de sa mission et de l’initiation : « Si un homme ne renaît pas d’eau et d’esprit, il ne peut avoir accès à la vie éternelle » ; « Nul ne sait d’où il vient, nul ne sait où il va ».
En termes de Reiki, la méthode de Mikao Usui place l’initié dans cette perspective de dignité impériale et d’élection ; le soignant est le canal des influences naturelles pour permettre à celui qui reçoit le soin de se libérer des effets pathogènes de la sédentarité et, ce, sans les structures traditionnelles devenues obsolètes. Toutefois, le Reiki ne porte pas encore de solution collective ; on ne sait pas où il ménera la société de ceux qui le pratiquent. Et c’est sans doute ce que signifiait Mikao Usui lorsqu’il écrivait en préface de son manuel de soin : « C’est une vieille coutume d’enseigner à ses descendants de tout faire pour conserver sa famille en bonne santé. Spécialement dans nos sociétés modernes dans lesquelles nous sommes amenés à vivre, et avec le souhait de partager avec tous le bonheur de prospérer ensemble dans le respect mutuel. Aussi, j’ai demandé à ma famille de ne pas garder cette méthode pour elle seule, comme c’est normalement le cas au Japon où les secrets se transmettent seulement au sein du clan. Ma méthode de soin naturel est originale, elle n’a rien de comparable dans le monde. Aussi, j’ai souhaité livrer cette méthode à tout le monde dans l’espoir que chacun en tire un bénéfice et voit ses bons vœux réalisés. Ma médecine naturelle Reiki est originale car elle est basée sur l’intelligence intuitive de l’univers. Ce n’est pas une construction mentale humaine. Par ce pouvoir, le corps demeure en bonne santé et en tire joie de vivre et paix intérieure. De nos jours, les gens ont besoin tant de réussite et d’équilibre extérieurs qu’intérieurs. Pour cette raison, j’ai décidé de la révéler pour qu’elle vienne en aide à ceux dont le corps ou le psychisme sont malades ».
...
Nous avons vu que le but du système traditionnel est la naissance de l'Homo magus, c'est à dire un homme titulaire de la science sacrée et des attributs et qualités soit du cosmos, s’il est sédentaire ; soit de l’étoile / de la divinité de tutelle, s’il est nomade. Pour se faire, l'individu doit calquer ses manières d'agir et de voir respectivement sur l’ordre céleste global ou la perfection de son astre tutélaire.
Pour celui dont les structures physiques, subtiles, émotionnelles et mentales sont inadéquates à une telle opération de calque, est mis en place un système surimposé qui ne modifie pas les structures subtiles de l'être mais réoriente les éléments divergeants au travers d'une série de rites et de règles (à l'image de la greffe sur l'arbre sauvage ou du tuteur sur l'arbre tordu). Ce système est le sacrement religieux qui modifie en surface l'appareillage général subtil de l'homme … mais ne permet pas sa modification en profondeur. C’est une sorte de joug qui est posé, comme au cou d’un animal de bât. On a parlé de « galvanoplastie spirituelle ».
Par exemple, on interdit l'adultère par une règle morale éventuellement assortie d'une modalité pénale et l'homme s'y conforme sous peine de sanction. Cet artifice est destiné aux êtres qui n'ont pas la connaissance et la conscience réelles du rôle de la fidélité conjugale, ni la maîtrise complète de leur ensemble psychologique et fonctionnel. La finalité est de garantir l’ordre social des troubles provoqués par la méconnaissance de sa filiation chez l’individu. Le cas des enfants nés sous x et l’émotion que suscite leur recherche de racines sont assez clairs pour ne pas épiloguer sur le sujet. On doit également ajouter des finalités médicales, l’hygiène et la médecine n’étant pas toujours aptes à pâlier aux maladies sexuellement transmissibles. Ces régles valent tant que la conception d’un enfant est en vue ; elles cessent au-delà.
Au niveau de la pensée intellectuelle traditionnelle, toute problématique mentale ou émotionnelle qui se présente à un individu peut ainsi être résolu par consonance ; c’est à dire à une sorte de « raccordement », de la psyché de l'homme à la définition révélée par la tradition et au travers des images véhiculées par la tradition orale ou des éléments de la littérature classique.
Au sein de la société, chaque être y apparaît comme un maillon de consonance dans la chaîne totale des relations. Il y a une harmonie collective que tout membre entretient en se conformant aux canons établis, cette attitude étant conçue comme une participation et non une censure. Dans ce mode de vision, l'Homo sapiens, l'Occidental moderne est un idiot, un anormal. Le fait qu’il se permette tout, selon sa disposition mentale et émotionnelle du moment, lui conférerait dans le cadre traditionnel le statut d’animal.
En effet, le but et les moyens du système moderne sont tout autres. L’objectif est « officiellement » la naissance de l'homo faber, c’est à dire un être titulaire d'une science objective née de l'empirisme et qui lui permet de s'affirmer en tant qu'être rationnel, la croyance en la raison humaine étant le dogme fondateur de toute pensée et de tout acte. Je vais donc reprendre ces éléments car ils sont typiques de la mentalité moderne : fabrication, science, empirisme et rationalité. On devrait même prendre ces éléments à l’envers, ce que je vais faire à la suite en deux points. Pour finir, je vais montrer comment la mentalité moderne est en fait un moyen d’obtenir des esclaves consentants, tout en les broyant pour que leur masse ne menace pas les vrais maîtres du système. En bref, que l’homme n’a jamais été aussi peu libre. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nomadisme/sédentarité Mer 15 Aoû 2007 - 11:07 | |
| Pour résumer (Cédric voulait des "détails" dont j'ai fait long) :
- les nomades sont le mode de polarisation normal dans l'hémipshère nord, avec le canal subtil solaire actif chez l'homme et lunaire chez la femme. la société se fait en cercle autour du feu avec 12 clans. chaque clan ouvre des droits et des tabous. on migre au nord l'été et au sud l'hiver selon un circuit calqué sur la projection des astres au sol. l'énergie des 12 méridiens est immoblisée à partir d'un point de contrôle d'un des méridiens qui correspond à ton clan et qui sert de modèle comportemental. les huit méridiens curieux sont activés. la femme est cultivatrice sur brûlis et bergère, l'homme est chasseur. un homme "inversé", un sédentaire naturel, est désigné comme chaman et gravite à partir d'une grotte, qui sert de lieu d'initiation où le chasseur entre en contact avec la terre et les animaux. il s'opère un retour dans l'utérus où il suit un conditionnement par l'eau et avec le souffle. ses huit méridiens curieux sont marqués par l'esprit d'un animal, qu'il va ainsi pouvoir trouver au-dehors, le subjuguer, le tuer et l'incorporer. cette manière de vivre la mort des animaux est un rite dont l'objet est de ne pas interférer sur l'équilibre naturel. l'animal étant marqué dans l'inconscient dans la grotte, la chasse et la mort de l'animal opère une union entre le chasseur et l'animal, sans que l'homme ne devienne pervers et sadique.
- les sédentaires fonctionnent en sens inverse. La femme est solaire et l'homme lunaire. Au sommet de la société un nomade garde la communication avec le réel, les sédentaires étant enfermés dans une grotte "psychique" où ils agissent inconsciemment, sans effort personnel de développement spirituel. Par exemple, Jésus dit : "père, pardonnes leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" ou "laisses les morts enterrer leurs morts". Le retour à la vie normale des sédentaires s'opèrent par la médiation de l'Empereur lors des rites collectifs ou dans les pratiques "alchimiques secrètes". Les 12 méridiens sont actifs, tandis que les 8 curieux sont immobilisés et servent d'émonctoire. Lors des rites collectifs ou en société secrète, les 8 curieux sont ouverts et vidés afin que la sédentarité ne soit pas pathogène et que les perversités mentales soient éloignées. L'homme est cultivateur et éleveur, la femme est chasseuse. sa fonction consiste à éloigner les perversités de la maison (hygiène) et de l'homme (recadrage et écoute psychologiques).
PS. Je suis obligé d'utiliser le vocabulaire chinois, qui est le plus précis dans ce domaine. Les fondements de l'acuponcture décrivent tous ces processus avec clareté et précision.
Le Huang Di Nei Jing, fondement scriptural de la médecine chinoise compilé au 3ème siècle avant l'ère chrétienne, fait allusion à cette problématique. Fidèle au mode littéraire antique du dialogue, il met en scène l’empereur Huang Di et son médecin, Tchi-Bo. Au chapitre 13, le « Wang » demande à son « Wu-Yi » : « Il est dit que les Anciens bannissaient les maladies par des invocations permettant de déplacer les essences neurales et de transformer les souffles internes. Pourquoi doit-on de nos jours recourir à une pharmacopée contre les troubles organiques et aux aiguilles contre les maladies exodermes, et ce souvent sans le moindre résultat clinique ? Tchi-Bo répond : « Nos ancêtres avaient une vie comparable à celle des animaux migrateurs. Ils se protégeaient des rigueurs hivernales et des chaleurs torrides par une vie nomade. Ils n'avaient pas d'obligations inhérentes à celles qu'imposent nos demeures, ni aucune charge sociale pesante. A cette époque, les perversions n'avaient que peu d'emprise sur eux ; médicaments et acuponcture étaient peu utiles. Par de simples invocations rituelles, le médecin remettait en mouvement les essences neurales (ndt. Chenn au crâne comme essence spirituelle, Tchi au cœur comme essence de l'âme, Jing au ventre comme essence sexuelle/corporelle) pour produire la guérison. A présent, les soucis domestiques assombrissent la vie privée et le travail endommage le corps. L'exposition inconsidérée aux intempéries affaiblit du matin au soir le système immunitaire. Les souffles viciés de l'environnement influencent négativement jusqu'aux intestins et à la moelle des os, non sans avoir au préalable lésé les orifices sensoriels et la peau. De la sorte, la moindre maladie se trouve aggravée et est susceptible de conduire à la mort6 ».
A lire (car contient les bases de la compréhension du Reiki surtout Okuden) : René Guénon, "La Grande Triade", Gallimard. Le contenu : TERNAIRE ET TRINITÉ p. 17 DIFFÉRENTS GENRES DE TERNAIRES p. 23 CIEL ET TERRE. p.32 « YIN » ET « YANG » p. 39 LA DOUBLE SPIRALE p. 46 ---- sur le symbole CKR « SOLVE » ET « COAGULA » p. 55 ---- sur le symbole CKR QUESTIONS D'ORIENTATION p.65 NOMBRES CÉLESTES ET NOMBRES TERRESTRES . p. 74 LE FILS DU CIEL ET DE LA TERRE p. 82 L'HOMME ET LES TROIS MONDES p. 88 « SPIRITUS », « ANIMA », « CORPUS » p. 94 ---- sur le symbole SHK LE SOUFRE, LE MERCURE ET LE SEL p. iO2 L'ÊTRE, ET LE MILIEU p.109 LE MÉDIATEUR p. 120 ENTRE L'ÉQUERRE ET LE COMPAS p.128 LE « MING.-TANG ». p.135 ---- sur le symbole DKM LE « WANC. » OU LE ROI-PONTIFE p.144 ---- sur le symbole DKM L'HOMME VÉRITABLE ET L'HOMME TRANSCENDANT p.153 « DEUS », «HOMO », « NATURA » p. 160 DÉFORMATIONS PHILOSOPHIQUES MODERNES . p.167 PROVIDENCE, VOLONTÉ, DESTIN p.172 ---- sur le symbole SHK LE TRIPLE TEMPS p.179 LA ROUE COSMIQUE p.187 LE « TRIRATNA » p.194 LA CITÉ DES SAULES p.201 LA VOIE DU MILIEU p.209 ---- sur le symbole HZN |
|  | | |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |